Quand l’intérieur devient plus vaste que le monde
Quand l’intérieur devient plus vaste que le monde
Et si ta grandeur ne se mesurait pas à ce que tu fais, mais à ce que tu contiens ?
Je sais…
Tu regardes autour de toi et tu te dis que tu n’as pas avancé.
Que le monde continue à tourner à pleine vitesse, pendant que toi, tu restes là. À l’arrêt.
En apparence.
Tu doutes. Tu remets en question ta place, ton rythme, ta valeur même.
Tu t’en veux, parfois, de ne pas être plus « productif », plus présentable, plus rayonnant.
Tu te demandes si tu es en train de rater quelque chose.
Mais au fond… est-ce que c’est vraiment du vide que tu vis, ou est-ce que c’est juste que personne ne t’a appris à honorer l’invisible ?
Parce que oui, ce que tu vis là, ça s’appelle contenir.
Et c’est tout sauf rien.
Tu contiens ce que peu de gens osent affronter : les silences, les effondrements, les élans sans suite, les « je ne sais plus », les « j’en peux plus », les « je sens que ça change mais je ne sais pas quoi ».
Tu es en train de devenir plus vaste que le monde.
Mais ça ne fait pas de bruit.
Et c’est ça, le piège : croire que ce qui ne fait pas de bruit ne vaut rien.
Tu apprends à respirer dans l’inconfort.
Tu apprends à sentir ce qui n’a pas encore de mots.
Tu apprends à ne pas fuir ce qui t’habite.
Et ça, c’est une puissance que même les plus brillants ne comprennent pas toujours.
Tu n’es pas à l’arrêt.
Tu es en expansion intérieure.
Tu ne te vides pas : tu t’élargis.
Et je sais que c’est étrange à expliquer. Que tu te sens parfois seul dans ce passage.
Mais est-ce que tu sens ce qui bouge à l’intérieur ?
Ces mouvements minuscules, mais profonds…
Comme si ton cœur réaménageait les meubles pour accueillir plus grand, plus vrai, plus aligné.
Tu n’es pas en train de perdre ton temps.
Tu es en train de devenir capable de contenir un monde.
Les autres, souvent, ne voient que ce qui sort de toi.
Mais toi, tu sais ce que tu accueilles à l’intérieur.
Ce que tu transformes, ce que tu laisses mourir, ce que tu décides de ne plus porter.
Et ça vaut autant, sinon plus, qu’un accomplissement.
Alors oui, continue à marcher doucement.
Laisse-toi être une terre fertile.
Ce que tu portes ne se voit pas encore, mais ça prépare la suite.
Tu es dans le ventre du monde.
Dans cet espace où la prochaine version de toi est en train de se former.
Et je vais te dire un secret :
Ce n’est pas parce que tu ne bouges pas que tu n’es pas en mouvement.
Ce n’est pas parce que tu ne fais rien que tu ne transformes rien.
Ce n’est pas parce que tu ne brilles pas que tu n’es pas lumière.
Tu es juste en train d’apprendre une autre forme de grandeur.
Une qui ne se mesure pas en likes, en résultats ou en projets lancés.
Mais en capacité à habiter l’instant, à toucher le fond sans te fuir, à rester debout dans le brouillard.
Et ça, c’est rare.
C’est noble.
C’est immense.
Peut-être que tu es dans une saison intérieure.
Une de celles qu’on ne montre pas sur les réseaux.
Une de celles où on décroche pour mieux revenir.
Une de celles où on n’a plus envie de prouver, juste d’être vrai.
Et si c’était là que tout commençait ?
Pas dans ce que tu offres au monde…
Mais dans ce que tu peux contenir de lui, sans t’effondrer.
Rappelle-toi :
Tu n’es pas en train de te perdre.
Tu es en train de t’élargir pour devenir capable d’aimer plus grand.
Et un jour, tu te retourneras…
Et tu verras que ce que tu croyais être une pause était en fait une naissance.
Et que ce que tu croyais être un désert était un sanctuaire.
Et que ce que tu croyais être du silence… était ta vraie voix qui revenait.
Alors reste. Respire. Contiens.
Tu n’as rien à prouver. Tu as juste à être vaste.
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