Une main

Une main

Il y a des présences qui commencent par une main.

Une main qui rassure avant même les mots.
Une main qui replace une mèche, qui attache un manteau, qui prépare quelque chose de chaud sans faire de bruit.
Une main qui sait quand retenir, quand laisser aller, quand rester tout près sans rien demander.

On pense parfois qu’une mère, c’est une seule histoire.
Un visage.
Une voix.
Un nom.

Mais une mère, c’est plus vaste que cela.

C’est celle qui donne la vie, bien sûr.
Mais c’est aussi celle qui accueille, qui console, qui guide, qui protège, qui remarque ce que les autres ne voient pas.
C’est une grand-mère, une tante, une sœur, une amie, une voisine, une femme de passage qui a su déposer au bon moment une douceur que l’on n’a jamais oubliée.

Une mère, c’est parfois celle qui n’avait pas tous les mots, mais qui a aimé à sa manière.
Celle qui a donné ce qu’elle pouvait, avec ses forces, ses silences, ses maladresses, ses élans.
Celle qui a porté plus qu’on ne l’a su.
Celle qui a tenu debout même quand personne ne voyait tout ce qu’elle retenait à l’intérieur.

Et puis, avec le temps, on découvre une autre forme de maternité.

Celle qui naît en soi.

Cette part de nous qui apprend à se parler avec plus de douceur.
À se choisir avec plus de respect.
À se nourrir autrement que par l’urgence.
À se tenir la main dans les journées fragiles.
À devenir, pour soi-même, une présence plus tendre, plus patiente, plus vraie.

Parce qu’une mère, au fond, ce n’est pas seulement celle qui donne.
C’est celle qui fait place.
Celle qui ouvre un espace où quelque chose peut grandir.
Un enfant.
Un rêve.
Une confiance.
Un souffle.
Une lumière.

Aujourd’hui, on honore toutes les formes de cette présence.

Les mères du sang.
Les mères du cœur.
Les mères choisies.
Les femmes qui ont aimé sans bruit.
Celles qui ont protégé sans se nommer.
Celles qui ont donné un peu d’elles-mêmes pour que quelqu’un, quelque part, se sente moins seul.

Et à toi aussi, si tu apprends encore à être douce avec toi-même, si tu reconstruis en toi une maison plus chaude, si tu deviens peu à peu cette présence que tu as parfois cherchée ailleurs…

Bonne fête à toi.

À ta main qui donne.
À ta main qui soigne.
À ta main qui tient.
À ta main qui apprend, doucement, à ne plus s’oublier.

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